04/05/08

Porte-bonheur éternel

Après une longue absence nourrie de moult tracas envahissants, je reviens vers vous sur la pointe des pieds afin de vous offrir cela...
(Muguet virtuel, à feuillage résistant !)

[Reclassé le 29 juin 2008]

01/01/08

Vouloir changer... ou pas en 2008

Selon la coutume en ce début d’année, nombre d’entre nous se sont essayés au jeu des bonnes résolutions. Comme il me semble inutile de vouloir cantonner cette habitude au seul 1er janvier, je vais tenter de m’adapter en me montrant une fois de plus pragmatique : je me suis donc fixé quelques miniobjectifs à atteindre avant une date butoir donnée. Ensuite j’en déterminerai d’autres, une fois les premiers atteints, et tant pis si de prime abord comparés à ceux d’autres personnes plus flamboyantes, mes objectifs rase-motte pâquerettes paraissent eux pécher par excès de modestie.

De surcroît, pourquoi vouloir absolument changer, alors qu’in fine rien ne change jamais ? Tandis que j’avance en âge, le mot célèbre du Prince de Lampedusa – plus ça changera, plus ce sera la même chose ! - me paraît sonner de plus en plus juste. Quoique ces termes restent choquants pour certains, cela ne représente a posteriori qu’un mal pour un bien et puis de toute façon une fois trouvés un travail et un toit, avouez avec moi que la plupart des gens n’aspirent qu’à goûter un peu de tranquillité... En effet, les turbulences inhérentes à toute vie professionnelle bien investie quelle qu’en soit la nature parviennent à elles seules à suppléer au trop-plein de calme induit par une stabilité à caractère plus privé.

A ce propos "La vie intérieure de Martin Frost", film de Paul Auster qu'il a lui-même dirigé, offre une scène illustrant bien le précédent propos. Ce film raconte le séjour d’un écrivain à la campagne chez des amis ayant déserté leur maison pour une destination lointaine. Martin Frost lequel endosse ce rôle éponyme a la surprise alors qu’il explore la demeure de constater qu’elle abrite déjà un autre visiteur, en l’occurrence une jeune femme aux origines obscures dont notre homme tombe rapidement amoureux et dont curieusement la santé et la vie s’évanouiront graduellement jusqu’à ce que l’écrivain ait fini la nouvelle qu’il a entrepris d’écrire sitôt arrivé en ces lieux.

Le passage auquel je fais référence est celui où la muse de Martin Frost assaillie de fièvre se consume sous les couvertures, scène où l’écrivain saisi d’une intuition supérieure décide de jeter au feu les feuillets de la nouvelle dont il vient juste de clore l’écriture. Et devinez ce qu’il advient ? Au fur et à mesure que les boulettes de papier figure du corps du texte sont lancées dans le brasier qui chauffe la chambre, la créature allongée sur le lit semble renaître et revient définitivement à la vie dès la dernière feuille consumée.

La jeune femme revit, mais le texte littéraire a disparu dans les cendres de l’âtre... Le monde a failli changer avec une nouvelle qui ne voit finalement jamais le jour : aussitôt écrite, aussitôt détruite... Ne serait-ce pas là une métaphore pour nombre de nos actions et de nos projets ? Mutatis mutandis certes, mais jusqu’à quel point est-ce vain ? Cela me chagrinerait, mais tant pis je tente le tout pour le tout et me consacre à la mise en œuvre des projets qui me sont chers dès à présent. Il faut quand même parfois se faire un peu plaisir, et si l’on pense que nos actions ne changeront jamais rien ni à notre propre vie ni à la marche du monde (Pour les plus doués), nous ne nous attellerions jamais à de nouvelles activités, ce qui rendrait quand même notre existence très triste, vous en conviendrez avec moi ! Un seul mot d’ordre donc pour 2008, s’activer et avec le sourire. Bougez, souriez !


Lien (s) :
1. "La vie intérieure de Martin Frost" (Fiche AlloCiné)

[Reclassé le 29 juin 2008]

06/05/07

In-between & make-believe

Entre deux tours, deux sujets de mémoire, presque deux continents.

26/03/07

Ne pas réveiller l'araignée qui dort

Même à sept heures du matin.

L'araignée se promenait sur mon agenda et s'immobilisa sur la case "semaine à venir", juste au-dessus de celle du lundi. Celle-là appartenait à la catégorie "grande araignée", à la taille moyenne, mais à la démarche puissante. Ses longues pattes s'étendirent sur l'ensemble de la case du lundi, tandis que le corps restait à l'extérieur de la case. Peu à peu les pattes recouvrirent l'ensemble de la case, un peu à la manière des barreaux d'une prison. Elles laissaient passer tout juste assez d'oxygène pour me permettre de respirer.

Pour cette fois.

21/02/07

Lettre à M. Arsène Lupin

Cher Monsieur,


Il y a peu, certains de vos confrères auprès desquels votre réputation hors classe et hors du temps n’est plus à faire (D’ailleurs, envers et contre tout bon sens, je vous crois volontiers éternel, d’où cette lettre), vos collègues ont donc dérobé quelques bouteilles de milliers de grands crus dans cette région divine entre toutes de Bordeaux.

Je vous prierais, cher Monsieur, de bien vouloir user de votre ascendant auprès des gredins auteurs de ce larcin afin de les convaincre de me faire parvenir deux ou trois de ces dives bouteilles. Ils ne doivent plus être à quelques unités près... En effet, j’ose à peine vous avouer du bout des lèvres ou plutôt de ma plume (Note manuscrite préparée avant édition sur le blog) que j’apprécierais grandement de pouvoir me griser avec l’un de ces précieux flacons.
Comme l’a si bien exprimé le poète, au-delà des différences de religion et des excès d’un fou à la raison égarée ayant si brillamment exécuté deux tours en un seul coup [sic], le divin breuvage saurait se révéler propice aux rêveries les plus déraisonnables, les plus folles et les plus osées (Justement, si j’osais... Hé hé). La vision des flots rougis de sang pourrait m’en inspirer d’autres auprès desquelles le kantik des kantik ne semblerait au mieux qu’un aimable livre pour enfants remarquable tout au plus par son immense fadeur indigne de la plus vive dépréciation. Flots rugissants, rouges de vin et de sang mêlés, dont la profondeur de la robe n’aurait d’égale que la profondeur au palais à l’intensité sans autre équivalent que celle des rondeurs de l’auteur de la présente missive.
J’espère, cher Monsieur, que vous serez sensible à ma requête, et que vous userez de votre entregent afin de me faire parvenir au moins une bouteille de Mouton-Rothschild et une de Château Latour. Bien que non mentionné par les journaux, si par hasard dans le butin vous trouviez également une bouteille de Cheval Blanc, ce ne serait pas de refus...

Dans l'attente d'une réponse positive de votre part, je vous prie d’agréer, cher Monsieur, mes salutations les plus amicales les plus distinguées.


Audrey H.


Nota : Mon cru préféré ne figure pas dans la liste, mais comme vous êtes immortel et omniscient, je suis sûre que vous saurez lire dans mes pensées pour le retrouver.


Liens :
1. Le roman de M. Leblanc
2. Article de "Sud Ouest" sur le dit-larcin
3. Idem, document permanent, © Journal SO
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